Jean Véronis
Aix-en-Provence
(France)


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jeudi, avril 05, 2007

Radio: Rendez-vous chez Pascale Lafitte-Certa

Je vais rester quelques jours sans écrire, mais je vous donne rendez-vous sur les ondes. J'enregistre tout à l'heure l'émission de Pascale Lafitte-Certa sur la langue des politiques qui passera dimanche sur Europe 1 (de 15h à 16h). J'y suis invité avec Louis-Jean Calvet, mon co-auteur de Combat pour l'Elysée. Nous parlerons des mécanismes de la langue de bois, de l'image et de la gestuelle, de l'inconscient qui affleure dans les lapsus et les tics de langage, du vocabulaire de la campagne, etc.


L'enregistrement sera rediffusé sur le site de l'émission, et aussi sous forme de podcast audio (l'émission y est couplée avec la chronique Sciences d'Alain Cirou). Je vous conseille vivement cette émission, si vous ne la connaissez pas déjà. On y parle tous les dimanches de linguistique, de façon à la fois intelligente et divertissante.

Ce sera la semaine médias, sortie de nos livres oblige (dans toutes les librairies aujourd'hui : Les Politiques mis au Net, et François Bayrou - Confidences). Je serai ce soir au Club Europe 1 France 2007, de 18h30 à 20h , et sur Mots croisés animé par Yves Calvi sur France 2 lundi soir.

Et entre temps, détente en Bourgogne et dégustation de quelques bons vins ! A bientôt.


PS

De retour... Finalement, ma participation à Mots Croisés a été annulée in extremis : il paraît que comme j'ai contribué à un bouquin sur Bayrou, ça doit être décompté sur le temps de parole de celui-ci ! Et idem pour l'autre livre, qui parle de Le Pen, Voynet, Bové etc. : il faudrait faire un décompte détaillé. Dingue... Je me demande si on ne devrait pas un peu revoir cette histoire de CSA. En tout cas, je n'étais pas mécontent : ça m'a permis de passer un jour de plus en Bourgogne, avec un temps radieux, au lieu de me refaire un TGV et une nuit à Paris. Ça pourrait être pire. À la vôtre !


10 Commentaires:

Anonymous Dom a écrit...

Ce commentaire n'a pas beaucoup à voir avec le billet, mais je voulais vous demander si cela vous ennuie que je reprenne la couverture de votre livre dans mon blog, lors d'une présentation de l'ouvrage et du blog attenant. En ce cas, je l'enlèverai.
http://anoster.over-blog.com/article-6292773.html
J'ai trouvé et votre livre et le blog d'un grand intérêt pour y voir un peu plus clair dans le brumeux de la campagne spectacle.
Dom

05 avril, 2007 13:07  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Dom> Aucun problème, c'est moi qui vous remercie. Et un gros bisous à la "Grande princesse"-- moi, la mienne, que j'appelle "Petite princesse", ne blogue pas encore (3 ans)...

05 avril, 2007 21:40  
Blogger Loïc Decrauze a écrit...

Bravo pour vos activités diverses. Un petit coup de sang contre la campagne, mais un hommage indirect à M. Bayrou :

"Tumultueuse marche vers le premier tour, les parades de la campagne laissent émerger les caractères des prétendants et l’agitation plus ou moins stratégique de leur équipe respective. Les thèmes s’égrènent au fil des urgences artificielles : la frénésie médiatique détermine la hiérarchie du jour.
La plongée dans l’histoire des présidentielles, ou de certaines municipales, provoque une nausée fascinée par les coups sans pitié portés entre adversaires. A visionner quelques documentaires, Valéry Giscard d’Estaing ou le théâtre du pouvoir, François Mitterrand : le roman du pouvoir, Chirac jeune loup et vieux lion, et l’édifiant Paris à tout prix, on en sort convaincu : meurtre du rival excepté, rien ne différencie les mœurs politiques actuels de ceux des temps antiques.
Abreuvé d’analyses, je tente de surnager face aux multiples positionnements des uns et des autres. L’instinct, le ressenti m’incline à croire à un remake de la version 74. Douze candidats parmi lesquels le Bayrou en phase ascendante.
Alors qu’à droite, hors centre, la bipolarisation s’affirme entre un extrême populiste et une droite marquée (n’oublions pas, avec quelque effort amusé, l’épiphénomène de Villiers), la gauche, elle, n’a tiré strictement aucun enseignement de l’émiettement de 2002 et s’est obscènement assise sur ses promesses d’union suite au front hystérique contre le traité constitutionnel. Pathétique spectacle d’une gauche qui s’octroie le luxe suicidaire de multiples candidatures.
Cela nourrit-il seulement le débat de fond sur la gestion et les réformes nécessaires pour un pays timoré ? La France, pays dont la jeunesse, quarante ans après 68, ne se bouge plus que pour revendiquer toujours plus d’Etat, de sécurité de l’emploi et pour ânonner ses angoisses sur une incertaine retraite.
L’offre politique s’est donc mise à l’aune des desideratas des populations françaises. Chaque chapelle se fait fort de combler les attentes de son public portant des artistes plus ou moins talentueux, mais indubitablement opportunistes.
Que croire : la sérénade révolutionnaire qui veut enfler l’Etat comme aux plus sombres heures du soviétisme ou l’antienne libérale dont la confiance dans les marchés frise avec l’aberration de la génération spontanée. La rapide étude des comportements des financiers, traders et autres boursicoteurs permet de saisir le poids d’un panurgisme délétère, et les vagues d’un irrépressible grégarisme. La simple rumeur dépréciative sur une société peut, par l’effet domino, occasionner une baisse notable du cours en bourse lequel impliquera, parfois sans fondement tangible, une atteinte à l’emploi réel.
A l’occasion des cinquante ans du traité de Rome, aucun des candidats français n’a la crédibilité pour initier une nouvelle impulsion au bourbier à vingt-sept qui a usurpé deux élargissements aux peuples européens avant même d’avoir le fonctionnement institutionnel adapté. Sans aucun doute la pire gourde du Conseil européen, prétendue clef de voûte qui a tout fait capoter.
Cette campagne se pare des quelques sujets nationaux, du bien franco-français, qui irriguent les préoccupations du peuple sans, à aucun moment, qu’un des candidats n’avoue que la destinée de notre pays est majoritairement dépendante de facteurs européens et mondiaux… sauf si nous tenons à prendre comme modèle la Corée du Nord. Un chômage consubstantiel à nos mœurs économico-publics incapables de réformes libératrices et qui donnent encore la prime à la manne étatique qui calfate sans compter. Des fonctionnaires, trop protégés par des décennies de démagogie et de lâcheté politiques, qui n’admettent pas qu’on rogne leurs sacro-saints acquis sociaux, quitte à risquer l’implosion du système. La lubie d’un changement de République (évoqué par les antigaullistes dès l’élection de 1965) qui voudrait doper le Parlement et faire accroire qu’un changement de numéro romain résoudrait le mal français tout comme certains imposteurs ont défendu qu’un rejet de la constitution européenne éviterait la déferlante libérale.
Les discours ne doivent plus leurrer : ils ne servent pas la cause nationale, mais les seules ambitions personnelles. Chacun s’essaye, comme à chaque consultation électorale, au ratissage des voix selon son ancrage.
Paradoxe des postures : les anciens cumulards des candidatures campent le rôle des piques et de la verdeur révolutionnaire : la rupture extrême s’incarne chez les papy Le Pen et mamie Laguiller, alors que les primipares présidentiables sont les mastodontes susceptibles de l’emporter.
Jacques Chirac va donc passer le relais du pouvoir en bien meilleure santé que son admiré prédécesseur. Il pourra ainsi se consacrer à son autre passion, après l’inavouable goût pour la conquête : l’influence humaniste à l’échelle d’une planète toujours plus complexe. L’hommage quasi unanime a ses élans verbaux, sur la scène internationale, à propos des grands sujets de notre « maison [qui] brûle » a tracé sa marque dans l’histoire : la présidence de la parole.
Petit instantané abrupt, sans prétention idéologique, d’une campagne finalement très banale… le résultat le sera-t-il tout autant ?"
http://pamphletaire.blogspot.com

07 avril, 2007 15:15  
Anonymous Marcus a écrit...

Mais c'est un véritable agenda de candidat en campagne que vous avez là. :-)

Merci de nous aider à débusquer la personnalité (parfois troublante sinon inquiétante) des candidats, à identifier les maux qui se cachent derrière leurs mots.

08 avril, 2007 16:47  
Anonymous jps a écrit...

lisez également le livre "Maintenant"Après avoir écrit, entre autres, "désirs d’avenir " aux éditions Flammarion, livre dans lequel Ségolène, femme de conviction, consciente des réalités sociales, démontre qu’elle est restée fidèle à ses principes, qu’elle veut convaincre par la preuve, non par des discours fracassants, loin des effets d'annonce de certains. Sa réflexion portait sur l'exercice du pouvoir et la prise de décision, toujours au plus près des réalités et des attentes de la population.

Ségolène publie ce mardi 27 mars un livre intitulé "Maintenant", (éd. Hachette Littératures-Flammarion).

Ce sont des entretiens entre Ségolène et la journaliste Marie-Françoise Colombani, rédactrice-en-chef du magazine, sous la forme d'un abécédaire, où Ségolène rappelle ses convictions. Elle répond aux questions non seulement politiques mais également personnelles. En ce qui concerne la politique, elle fustige la volonté de tout contrôler de sarkozy ce qui est inquiétant pour la France. Elle souhaite "rassembler largement" dans l'élection présidentielle, "au-delà des étiquettes". Elle ne se sent "Prisonnière d'aucun dogme". Sur la fiscalité, elle se dit ainsi "favorable" au prélèvement à la source grâce à la "reconstruction d'un impôt citoyen" qui fusionnerait l'impôt sur le revenu et la CSG. Elle estime que l'assiette et le taux de l'ISF "peuvent être modifiés", en fonction du marché immobilier par exemple. Elle demande la "suppression" des "parachutes dorés". ... pour le reste à vous de le lire ;-)

sinon lisez : http://poly-tics.over-blog.com/

08 avril, 2007 18:58  
Anonymous w3c a écrit...

Je trouve les interventions du reportage d'Europe 1 (la votre et celle de Louis-Jean Calvet) vraiment très intéressantes. Dommage que Pascale Laffite-Certa soit si prompte à vous couper la parole et poursuivre sur un sujet différent. Avouez-nous, elle suivait une fiche ?

10 avril, 2007 02:40  
Anonymous Patrick, Septèmes a écrit...

Oui je vous ai cherché hier soir sur France 2, sans succès, bien sûr... L'émission était de bonne qualité (comme souvent) et j'ai bien aimé l'intervention du spécialiste des sondages, qui a défendu son job avec conviction, clarté et compétence. Il a réussi à mettre les journalistes face à leurs propres contradictions dans l'usage qu'ils en font. Je n'avais pas bonne opinion de ces organismes de sondage, elle est un peu remontée après cette intervention.

10 avril, 2007 17:06  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Ça ne m'a pas trop chagriné de ne pas y être : j'en ai profité pour prolonger mon week-end en Bourgnogne, où il faisait un temps absolument superbe... Ça pourrait être pire ! Bien d'accord, l'émission est le plus souvent intéressante (mais du coup, je n'ai pas regardé celle-là ;-)

10 avril, 2007 17:11  
Blogger Jean Véronis a écrit...

W3C> Merci ! On avait évidemment préparé l'émission avec Pascale, qui avait donc une fiche avec sans doute le fil conducteur, mais tout cela était vraiment très spontané, et plutôt rigolard, je dois dire. On s'est bien amusés (en essayant d'êre quand même un peu sérieux). Mais on aurait facilement pu en faire trois heures (heureusement qu'elle nous arrêtait!).

10 avril, 2007 20:46  
Anonymous Anonyme a écrit...

Je ne savais pas avec qui partager cet instant d'humour : regardez les annonces Google sur cette page : http://www.chirac2007.com/
Il vous faudra peut-être recharger à plusieurs reprise, les annonces changent. Il y en a en haut et en bas de la page. Moi j'ai eu côte à côte :

Chapelle Ste Bernadette
Père Elie Merle- Exorciste-
Désenvoûtement - Objets religieux

et

Discutez avec Le Pen
sur sa candidature et son
programme Réponses en live de Le Pen !

Heureusement que ma mémé n'a pas Internet ! Son Jacques envouté par Le pen !

11 avril, 2007 08:22  

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