Jean Véronis
Aix-en-Provence
(France)


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lundi, février 19, 2007

Radio: J'ai mes sources sur Ségo

Ce soir Ségo affronte les «vraies gens» dans «J'ai une question à vous poser» sur TF1. Je commenterai sa prestation à chaud chez Colombe Schneck demain matin avec le philosophe Yves Michaud (mardi 20 février, 10h30 à 11h France Inter, Emission J'ai mes sources).







PS

  • Et quelques mots aussi sur RMC
  • Je me livrerai au même exercice après le passage de François Bayrou sur TF1 la semaine prochaine. A suivre...
.

Pour réécouter l'émission

  • L'émission passera en direct mardi de 10h30 à 11h sur France Inter. Elle sera ensuite diffusée sur le Web et en podcast (ici).

8 Commentaires:

Anonymous Farid Taha a écrit...

Je serais curieux d'entendre ce que pense Ségolène Royal de la dernière trouvaille de François Bayrou qui a annoncé chez Christine Ockrent hier qu'il choisirait un premier ministre de gauche...

On aurait dit qu'il cherche à enfoncer le clou depuis Villepinte ou lui couper l'herbe sous les pieds depuis l'annoncé son programme qui la fait redescendre de ses nues vers le plancher des vaches...

Elle ne risque pas de sauter de joie au plafond à cette idée.

A mon avis elle a remis sur terre et y restera scotché. La madone n'est plus en sustentation !

19 février, 2007 12:06  
Anonymous Farid Taha a écrit...

elle a remis "les pieds" sur terre...

19 février, 2007 12:07  
Anonymous Laurent a écrit...

«depuis l'annoncé son programme qui la fait redescendre de ses nues vers le plancher des vaches...»

Il ne faut pas oublier qu'un autre sondage dit grosso-modo que 80% des sondés ne savent toujours pas de manière définitives pour qui ils voteront... et que les sondages donnant NS à tel pourcentage ou SR pour tel autre ne valent sans doute pas grand chose.

19 février, 2007 14:34  
Anonymous Laurent a écrit...

Je reviens sur ce que j'ai dit : le sondage ne dit pas exactement ça, mais plutôt que 80% des sondés pensent que l'élection n'est pas jouée. Autrement dit, ils pensent que les autres peuvent encore changer d'avis.
Bon, j'admets qu'un sondage qui demande "que pensez vous que pensent les autres", ce n'est pas ce qui se fait de mieux.
Ceci dit, je reste persuadé qu'un 2002 est toujours possible et que les sondages ne veulent pas dire grand chose..

19 février, 2007 14:51  
Blogger Mikado a écrit...

Vous avez un faible pour Colombe Schneck, ça va finir par se voir! ;)
à demain à la radio alors!

19 février, 2007 18:37  
Anonymous lbveryanonymous a écrit...

Très intéressant ! Dommage que l'émission ne dure qu'une demi-heure.
Bonjour à Colombe... et gros bisous à EVveryanonymoustoo ;-)

20 février, 2007 11:46  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Mikado> C'est elle qui m'invite, pas le contraire ;-)

20 février, 2007 17:29  
Anonymous Port-Royal a écrit...

>Jean Véronis
Je vous ai écouté en différé ce matin et j'ai encore apprécié la clarté de vos observations et analyses. Mais je partage moins que jamais votre sentiment sur le rapport de l'UMP à l'égard de M. Bayrou.
Vous me semblez négliger la virulente réactivité de la cellule UMP chargée de communiquer négativement à chaque intervention de Mme Royal. Je prétends que le seul adversaire de l'UMP est là : quel que soit le plaisir fourni par les hypothèses mathématiques, l'élection présidentielle se joue sur le premier tour ; il faut distancer l'adversaire par tous les moyens pour créer une dynamique de second tour. Et le candidat Bayrou fait actuellement partie de l'équation pour une victoire de l'UMP : Bayrou est réputé prendre des voix à la candidate soutenue par le PS en attirant le centre gauche et la frange modérée encore hésitante qui pourrait la rejoindre. Le mot d'ordre est simple : tirer à tout va sur Mme Royal - car M. Sarkozy est certain qu'elle sera son adversaire de second tour - et laisser croître raisonnablement la bulle Bayrou qui ne peut que nuire à la croissance de la candidate de gauche.
M. Sarkozy a déjà annoncé l'ouverture à laquelle il est prêt au second tour. Jeu sur du velours : les législatives qui suivront les présidentielles mettront à l"épreuve les candidats de l'UDF qui n'ont pas d'alliance de rechange pour assurer leur (ré)élection…
Le rôle des médias n'a pas été négligeable dans cette démarche : la batterie de sondages commandés avant le discours-programme de Villepinte et destinés à être publiés à sa suite permet d'entretenir l'illusion et de casser l'image de l'adversaire. Car le sondage, à l'heure actuelle, est d'abord une arme de la guerre électorale. Bonne tactique politicienne qui transforme en FAIT, en EVENEMENT, ce qui est sensé n'être qu'une interprétation de l'opinion. Et chacun à l'UMP de discourir sur la vacuité d'un programme et sur son rejet par une opinion qui ne le connaît pas encore… Mais, avec l'émission de TF1, ce ne sont plus quelques dizaines de milliers de spectateurs intéressées à des titres divers sur une chaîne parlementaire mais près de 9 millions de Français sur une chaîne populaire qui prennent connaissance directement de qui est et de ce que veut Mme Royal.
L'UMP reviendra donc à des fondamentaux dans ses attaques : d'abord l'équipe de campagne de Mme Royal, ensuite le chiffrage de son programme lorsqu'il sera officiellement publié, sans compter tous les coups insanes visant à décridibiliser, à déligitimer, à disqualifier l'adversaire tout en occupant la scène médiatique. Le clan Sarkozy n'attaquera donc pas M. Bayrou aussi longtemps qu'il lui sera utile pour contenir l'influence de Mme Royal, laquelle a des atouts pour se faire entendre de l'électorat centriste. D'ailleurs l'émission de TF1 la montrait déjà, à travers son discours, fermement installée dans son rôle présidentiel, en mère de la Nation sollicitée de toutes parts. Cela va redonner de l'énergie à M. Sarkozy qui adore le rôle de challenger, lui dont le programme se trouve contenu dans ce leitmotiv de son intervention à la Mutualité : "Je veux être président"…
Certes, je ne prise pas assez les jeux mathématiques, mes réflexions étant plutôt inspirées par l'histoire. Alors, comme le glissait malicieusement le regretté Jean Paulhan à la fin des Fleurs de Tarbes, "mettons que je n'ai rien dit".

20 février, 2007 19:34  

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