Jean Véronis
Aix-en-Provence
(France)


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mercredi, novembre 16, 2011

Sarkozy: Le rêve désenchanté

La droite s'est beaucoup moqué du « rêve français » que François Hollande veut réenchanter. Les caciques de l'UMP se sont succédé sur les plateaux pour nous expliquer que la politique, ce n'est pas la promesse de rêve, mais le sens des réalités, dont le champion serait le président Sarkozy, comme l'explique Jean-François Copé (qui bien sûr ne pratique jamais la langue de bois) :
« [Nicolas Sarkozy] n’a occulté aucune difficulté, aucun tabou. Il a dit les choses telles qu’elles sont et non le sentiment d’un rêve »

« Il ne ré-enchante pas le rêve mais éclaire le chemin des Français ainsi que la raison profonde de son action et de sa mission ».
Le président, peut-être, mais le candidat de 2007, cela reste à voir. Jean-François Copé et ses amis font semblant d'oublier, pouvant compter en cela sur la mémoire assez brève de l'électorat, que le rêve était l'un des principaux thèmes de campagne... de Nicolas Sarkozy.

Nous l'avons monté largement avec Louis-Jean Calvet dans « Les mots de Nicolas Sarkozy », qui est peut-être un bon cadeau à mettre sur votre lettre au père Noël. Le diagramme ci-dessous montre la fréquence des mots rêve(r) dans les discours des quatre principaux candidats pendant la campagne de 2007 :


On voit que ce mot est assez marginal chez les autres candidats, comme il l'est en règle générale dans le discours politique. En revanche, il est omniprésent dans les discours de campagne de Nicolas Sarkozy, qui le prononce pas moins de 277 fois ! Vous pourrez vous amuser à retourner aux sources avec ma base des discours en ligne (voir rêve, rêver).

L'évolution dans le temps est d'ailleurs très intéressante. Le diagramme ci-dessous montre que le mot rêve était marginal aussi chez Nicolas Sarkozy jusqu'en 2006, et qu'il explose à partir du début 2007, ce qui montre assez clairement qu'il s'agit d'une fabrication spéciale pour la campagne présidentielle.


Si l'on compare les discours écrits par Henri Guaino à ceux des autres « plumes » de Nicolas Sarkozy pendant la dernière campagne (voir mon analyse ici), on voit clairement que Guaino est l'inventeur du rêve :



Tout le monde rêve sous la plume de Guaino, les enfants, les parents (pour leurs enfants), et ainsi de suite. Comme nous le faisons remarquer dans notre livre, Guaino laisse la construction européenne aux technoplumes. Pour lui, l’Europe, c’est le « rêve européen ». La Méditerranée ? Le « rêve méditerranéen ». La République ? Un « rêve d’universalité et de fraternité». Les conquêtes, les croisades, les invasions? Le rêve d’Alexandre, de Charlemagne, des chevaliers, de Jeanne d’Arc, des empereurs du Saint Empire, des rois de France, de Bonaparte, des soldats de l’An II.

Le point culminant fut sans aucun doute le discours au Zénith du 18 mars 2007, dans lequel Nicolas Sarkozy et Henri Guaino convoquent carrément Martin Luther King :

Souvenez-vous de Martin Luther King, ce pasteur noir qui a dit un jour à l’Amérique devant le mémorial de Lincoln à Washington : « Je rêve qu’un jour notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : que tous les hommes sont créés égaux.
« Je rêve qu’un jour sur les rouges collines de Géorgie les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
« Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. »
Ce discours bouleversa le monde et le grand rêve de fraternité et de justice dont il parlait changea l’Amérique.
Si le rêve a pu changer l’Amérique, pourquoi ne permettrait-il pas aujourd’hui de changer la France ? Nous y arriverons si la jeunesse française se l’approprie comme hier la jeunesse américaine a fait sien celui de Martin Luther King.
Je rêve que le peuple français tout entier se lève pour que la fraternité ne soit plus seulement un mot gravé sur le fronton des mairies mais devienne une réalité entre les hommes et les femmes de notre pays.
Je rêve qu’un jour tous les enfants dont les familles sont françaises depuis des générations, tous les enfants de rapatriés et de harkis, tous les enfants d’immigrés, tous les petits-enfants d’Italiens, de Polonais et de républicains espagnols, tous les enfants catholiques, protestants, juifs ou musulmans puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve que vous viviez dans une France où personne ne soit jugé sur la couleur de sa peau ou sur sa religion ou sur l’adresse de son quartier, mais sur la nature de son caractère.
Je rêve que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs, de toutes les religions qui habitent ce pays qui est le leur puissent partager la même fierté d’être français, les mêmes rêves et les mêmes ambitions, qu’ils aient le sentiment de vivre dans le même pays avec les mêmes chances et les mêmes droits.
Je rêve d’une France où chacun trouve sa place, où les professeurs n’aient plus peur de leurs élèves, où les adultes n’aient plus peur des jeunes, où les jeunes n’aient plus peur de devenir adultes, où les parents n’aient plus peur que leurs enfants vivent moins bien qu’eux, où l’ouvrier ne vive plus dans la hantise des délocalisations, où la différence ne soit plus vécue comme un danger mais comme une richesse, où l’avenir ne soit plus une menace mais une promesse.

C'était beau. Si l'on en juge par les résultats dans les urnes, bien des électeurs ont adhéré à ce rêve français.

Ils ont probablement déchanté depuis. Dès la soirée au Fouquet's, il paraît, d'après Ariane Chemin et Judith Perrignon (La Nuit du Fouquet’s, Fayard, 2007), que l'inventeur du rêve sarkozyen, Henri Guaino, faisait grise mine, comme s'il entrevoyait déjà la suite: le yacht Bolloré, l'intronisation à l'Elysée façon principauté, Disneyland, la Rolex, bref, tout ce qu'on a appelé la présidence bling-bling. Les sondages et la côte de désamour qui ont suivi montrent que le rêve peut parfois se transformer en cauchemar...

14 Commentaires:

Anonymous Cochonfucius a écrit...

Le rêve est aussi un ingrédient de certaines constructions poétiques.

Pas aussi beau que ceux des candidats, nous en convenons volontiers.

16 novembre, 2011 10:37  
Blogger Jean Véronis a écrit...

La politique c'est parfois un peu de la poésie, finalement. Guaino l'a bien montré: l'anaphone, les sonorités, le rêve...

16 novembre, 2011 10:40  
Anonymous Anonyme a écrit...

À sa décharge, après Mitterrand (14 ans) et Chirac (12 ans), en avril 2007, inviter à rêver une nouvelle France, c'était plutôt pas mal. Evidemment, personne n'a vu venir (à tort ?) les événement de septembre 2007...

Dans ce contexte, en novembre 2011, re enchanter le rêve français, ça a quand même quelque chose de profondément saugrenu.

16 novembre, 2011 12:53  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Personnellement le rêve me plaît assez. Déjà en 68 d'ailleurs...

Où va une société qui ne rêve plus ?

16 novembre, 2011 12:55  
Anonymous anxest a écrit...

J'aime beaucoup l'idée et le principe de cette analyse, par contre, je me demande encore une fois à la lecture de cette nouvelle étude si vous prenez en compte la proximité des termes visant à renverser la portée du mot, je pense aux termes "pas, jamais, arrêter, etc". Vos analyses seraient grandement éclairées si vous révéliez ces éléments.. Car on sait tous que rêver et "ne pas rêver" ont des portées diamétralement opposées.. Ne pas les prendre en compte, c'est orienter les résultats, et fausser l'étude..

16 novembre, 2011 14:10  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Vous avez raison. Ceci étant personne n'est en mesure de le faire, la complexité du langage échappe pour l'instant en grande partie à la science.

il faut donc être prudent. Néanmoins quand on travaille sur des masses statistiques, on peut faire des hypothèses. Que Sarkozy utilise 10 fois plus le mot rêve que Royal n'est pas anodin. Qu'il l'utile principalement à la négation serait toute de même surprenant, et il n'y a, pour s'assurer du contraire, pour l'instant, que l'oeil de l'expert.

16 novembre, 2011 14:14  
Anonymous anxest a écrit...

Je crois volontiers que l'exhaustivité échappe à la science en matière d'analyse du langage, la question de l'ironie en particulier demeure. Mais il n'est pas beaucoup plus compliqué d'analyser la présence d'un mot dans l'environnement d'un autre. Ce n'est qu'une question de filtres, et donc beaucoup du choix de logiciel. Le problème vient surtout du temps à sa disposition, et si j'ose, de ce que l'on cherche à démontrer.

16 novembre, 2011 21:39  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Pour avoir fait de la recherche sur le sujet pendant une trentaine d'années, je suis bien placé pour connaître la difficulté du problème. Je ne connais hélais pas de logiciel qui traite ce type de contexte de façon fiable...

16 novembre, 2011 21:46  
Anonymous anxest a écrit...

Si on parle d'un logiciel qui le ferait tout seul, alors moi non plus.


Il me semble avoir à me justifier :
Je tiens donc à préciser que je sais à qui je m'adresse, pour avoir commencé l'apprentissage de l'analyse sur Contextes et avoir survolé votre page wikipedia. (Précisons également que mon master, s'il se raccroche à la grande branche de la linguistique, n'est pas aussi spécifique, j'avoue avoir malheureusement perdu le jargon).

D'autre part, si je dois confesser mes penchants politiques, je dois avouer que votre article va dans le bon sens en ce qui me concerne.

J'ose une dernière question en espérant que vous n'y verrez pas là de la persécution. De quelle manière rééquilibrez-vous l'écart entre les 630 discours de Nicolas Sarkozy, les 43 de Ségolène Royal, les 43 de François Bayrou et les 27 de Le Pen ?

16 novembre, 2011 22:07  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Non, non, ne vous justifiez pas ! le but n'est jamais ici de mettre qui que ce soit mal à l'aise, pardonnez-moi si j'ai pu en donner involontairement le sentiment.

En ce qui concerne le rééquilibrage, les graphiques que je donne sont exprimés en fréquence pour 100 000 mots, ce qui permet de tenir compte des différences de taille. D'ailleurs, les 630 discours de Nicolas Sarkozy sont sur la période 2004-2011. Pendant la campagne, de tête il me semble qu'il en a fait 64 -- ce qui est déjà beaucoup. Ca fait la taille d'un beau roman (et ça permet donc d'avoir un point de vue statistique un peu crédible).

16 novembre, 2011 22:40  
Anonymous Zinaware a écrit...

Salut
Merci beaucoup pour l’article
Bon courage
A bientôt

17 novembre, 2011 21:27  
Anonymous Anonyme a écrit...

Qui survivra, verra.

17 novembre, 2011 21:48  
Anonymous Anonyme a écrit...

"Le sommeil de la raison..."

18 novembre, 2011 10:21  
Blogger Marc a écrit...

Votre analyse démontre surtout que ce n'est pas le rêve qui développe l'imagination.

21 novembre, 2011 18:50  

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lundi, novembre 07, 2011

Twitter: Le match Sarkozy-Hollande, suite

Je continue mes analyses du buzz des deux principaux présidentiables sur Twitter. J'avais montré il y a quelque temps que Nicolas Sarkozy et l'UMP peinaient à sortir du trou noir dans lequel les avait plongés la primaire socialiste (voir ici). Evidemment, la naissance de la petite Giulia, puis les événements majeurs sur la scène européenne (Sarkozy-Merkel) et sur la scène mondiale (présidence du G20), ont été favorables ces derniers temps à Nicolas Sarkozy. On note sur le diagramme ci-dessous les différents pics correspondant aux éléments de cette séquence (tweets en langue française uniquement) :


On voit que François Hollande est ces derniers temps en retrait, ce qui semble assez logique, mais on notera cependant que malgré ces événements extraordinaires, les pics de tweets concernant le chef de l'Etat sont restés à un niveau inférieur à ceux des différents épisodes concernant François Hollande pendant la primaire socialiste. Alors, Twitter est-il à gauche ? Ou bien assiste-t-on, comme je le suggérais l'autre jour à une sorte de lassitude du sarkozysme et même de l'antisarkozysme ?

*
J'en profite pour glisser une petite note méthodologique. Je vois ici ou là fleurir des baromètres divers et variés, pas seulement sur la politique, d'ailleurs : l'e-réputation se vend bien... Prenons les mêmes protagonistes, mais sans filtrage sur la langue. L'image est totalement différente :


On aboutirait alors à une conclusion inverse. C'est bien entendu l'effet du poids de l'international dans la balance. François Hollande y est quasiment inconnu, et sa candidature est évidemment d'un intérêt modéré pour le reste du monde par rapport à la crise de l'Euro et au G20. Le graphique restreint aux seuls tweets en langue anglaise montre d'ailleurs bien la différence :


Conclusion: méfiez-vous des études d'e-réputation à deux sous (ou même bien plus !). Le domaine est difficile, plein de pièges, et les charlatans, comme toujours prêts à sévir !

5 Commentaires:

Anonymous LPeyrat a écrit...

Sans oublier, bien entendu, qu'une étude e-reputation sérieuse n'inclut pas que du quantitatif !

07 novembre, 2011 21:27  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Bien entendu.

07 novembre, 2011 21:29  
Anonymous Anonyme a écrit...

Comment appelle-t-on un billet "Étude et placement intelligent de mots clés" ?

Un billet auto-sponsorisant ? :-)

V.

08 novembre, 2011 14:03  
Anonymous Anonyme a écrit...

le fait que les journalistes soient plutôt de gauche (hum) - cf les remarques sur les journalistes et leur participation à la primaire -, et qu'ils sont beaucoup plus à même d'être sur twitter (ce qui en fait une sur représentation) est-il pris en compte ?

08 novembre, 2011 16:26  
Anonymous Anonyme a écrit...

je suis de l'avis de Lpeyrat ,une analyse e-réputation ne doit se limiter à compter des citations et doit pousser plus loin qu'une simple répartition à base de contrainte "lang:fr"/"lang:en"

16 novembre, 2011 15:13  

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mercredi, novembre 02, 2011

Twitter: Coup d'état militaire évité en Grèce ?

Les médias français ne s'en sont pas à ma connaissance fait l'écho pour l'instant mais un événement majeur vient de se produire en Grèce, en dehors de la question du référendum. Le pays a peut-être échappé à un coup d'état miliaire. En tout cas, le ministre de la Défense, Panos Beglitis, a limogé les chefs d'état major des différentes armes, ce qui n'est pas exactement banal. La nouvelle était annoncée hier soir (voir en anglais sur AthensNews ou en grec sur Eleftherotypia).

Twitter (en grec) commence à se faire largement l'écho de cet événement (suivre ici par exemple). On voit le bond qu'a fait l'expression coup d'état (πραξικόπημα) depuis hier (et ça continue à grimper très fort).


En France, il y a bien eu une petite détection par quelques twitteurs hier soir, mais la chose est retombée aussitôt :


Etonnant... Pourquoi cette information n'est-elle pas reprise par les médias ? Sont-ils passés à côté ? (ils n'ont pas de correspondant en Grèce ?)

La nouvelle est d'autant plus notable que des rumeurs font état d'un rapport de la CIA craignant depuis plusieurs mois un coup d'état en Grèce (la chose a été révélée par le journal allemand Bild en mai dernier), et que le très sérieux magazine Forbes sortait un article incroyable il y a quelques jours, selon lequel un coup d'état serait la seule solution qui reste à la Grèce.

Alors, la presse fait mal son travail ? On ne veut pas affoler les foules ? Je vous laisse analyser... En ce qui me concerne, je ne peux m'empêcher de trouver un parfum de 1967 dans ce drame grec. J'ai connu la Grèce de près immédiatement après la chute, et je me souviens du soulagement et de la liesse qui ont suivi. Ce serait dommage qu'on entende encore de sinistres bruits de bottes dans ce qui est encore (et pour toujours, quoi qu'on dise) l'Europe...

10 Commentaires:

Anonymous fransouwap a écrit...

mouais enfin des tweets pas une info, tout au plus une rumeur ! Quant au rapport de la CIA, il évoque un possible scénario, et Forbes a publié un billet (qui aurait aussi bien pu dire que la seule solution était de céder des îles à l'Allemagne). #waitandsee #tooexcited

02 novembre, 2011 13:20  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Le limogeage des chefs d'état major n'est pas une rumeur. Il suffit d'aller sur les journaux grecs, la nouvelle est partout. Qu'il y ait eu crainte de coup d'état, bien sûr nous ne pouvons rien en savoir, mais ce qui me surprend c'est le mutisme des médias. Une info de cette ampleur me semble mériter au moins une dépêche...

02 novembre, 2011 13:23  
Blogger Yannis Haralambous a écrit...

J'ai parcouru quelques centaines de tweets contenant πραξικόπημα, il y a ceux qui disent que c'est Daily Mail ou "les médias étrangers" qui en parlent, ceux qui se posent simplement la question si le limogeage a été fait dans cette optique, et ceux qui font de l'humour soit en disant que l'armée grecque serait de toute façon incapable de le faire, soit en affirmant que seul un coup d'état pourrait sauver le pays… Le degré d'alarmisme est très bas.

02 novembre, 2011 13:39  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Yannis> Oui, espérons ! Mais il ne faudrait peut-être pas que ça dégénère plus, là-bas...

02 novembre, 2011 13:42  
Anonymous alain marc deluy / LeGlaneur.info a écrit...

La lecture de l’AFP :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/01/97001-20111101FILWWW00476-la-grece-change-l-etat-major-de-l-armee.php

permet de relativiser et replacer dans son contexte de politique intérieure, ce changement d’état major qui semble être une pratique courante à la veille d’échéance électorales.

Il n’en demeure pas moins qu'il n’y a pas beaucoup d’écho en français sur le net ce soir et que j’ai eu la même réaction: coup de tonnerre démocratique contre coup d’état militaire ? !

LeGlaneur.info

02 novembre, 2011 16:34  
Anonymous Noms H a écrit...

C'est vraiment credible comme soupcon, les militaires etaient encore au pouvoir la-bas dans les annees 70.

03 novembre, 2011 16:06  
Anonymous Cochonfucius a écrit...

Sur le mot "πραξικόπημα", un intéressant développement de chez Paralingua (recharger la page si ça paraît peu clair).

04 novembre, 2011 10:56  
Anonymous Cochonfucius a écrit...

... et si ça ne marche pas avec les caractères grecs, utiliser une transcription.

06 novembre, 2011 10:02  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Effectivement, le grec ne s'affiche pas pour moi, pourtant j'ai essayé plusieurs navigateurs.

06 novembre, 2011 10:09  
Anonymous laurent a écrit...

Très intéressant ce billet. Je trouve que l'on a ici l'expression des limites de la technologie de l'information actuelle. La technologie c'est très bien mais avec le traitement automatique de l'info et le WOUEB 2.0 ou 3.0 je ne sis plus très bien. Voilà comment un robot à partir d'une rumeur et la démultiplication de l'info va créer un Buzz qui peut arriver à déclarer que la guerre est déclarée. Dans quelques temps avec un peu de chance on va pouvoir relier ces moteurs d'analyse au lancement des missiles nucléaires.

On a bien relier les systèmes d'analyse dans la finance à des fonctions de traitements automatiques qui ont si ce n'est déclencher aggraver les dernières crises financières.

La question c'est comment on peut arrêter ça. Pour ma part j'ai désactiver mon compte Twitter à la lecture de votre billet.

Salutations,
Laurent

08 décembre, 2011 22:58  

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